Publié dans Carnet de route, Japon

Osaka

Un dernier petit tour au Kiyomizu dera avec Thaïs pendant que Fanny et Jade bouclent les sacs, un vœu prononcé en faisant tourner une pierre sacrée dans le Tainai-Meguri et c’est l’heure du départ. Après un bus, deux trains, un parc de jeux et le métro, nous arrivons à l’Amaterrace Hotel d’Osaka, 2 heures plus tard. C’est sûr, il y a plus direct comme trajet mais comme nous maîtrisons parfaitement les transports en commun japonais, on ne va pas s’en priver.

A 40 minutes en train de Kyoto, Osaka offre un visage complètement différent de sa voisine. Autant Kyoto inspire une certaine douceur de vivre et un côté un peu raffiné, autant avec ses interminables étendues de buildings, Osaka reproduit l’expérience urbaine de Tokyo à une échelle plus raisonnable.

Juste le temps de poser les sacs et nous voilà à nouveau dans métro (et non, toujours pas rassasiés) en direction du château d’Osaka. Érigé une première fois en 1583, le donjon du Ōsaka-jō a été détruit et reconstruit à plusieurs reprises jusqu’à sa version actuelle en béton qui date de 1997. Seuls les remparts et les douves sont d’origine. Les dorures de sa toiture sont visibles dès la sortie de métro Morinomiya, il domine un vaste parc qui doit être splendide au moment de la floraison des cerisiers. Nous grimpons au sommet des huit étages pour profiter d’une vue à 360° sur la capitale du Kansai. Côté urbanisme, elle est plus proche de Tokyo que de Kyoto. Les différents niveaux présentent des expositions sur l’histoire tumultueuse du château et celle d’Osaka.

Changement de décor et d’atmosphère lorsque nous découvrons la Dōtombori arcade en fin d’après-midi. Comme sortis de nulle part ou de partout à la fois, des milliers de personnes convergent vers l’un des quartiers les plus animés de la ville. Perchés sur le pont Ebisu-bashi, nous hallucinons devant la multitude de néons, les enseignes des restaurants qui rivalisent d’imagination pour être le plus voyant possible et surtout cette marée humaine qui déferle par vagues sans jamais se bousculer. Un mélange de Time Square et de Las Vegas. Fascinant !!

Nous finissons dans un resto de sushis de qualité moyenne, ayant choisi par défaut celui où la file d’attente était la moins longue.

Notre deuxième (et dernière) journée sera celle des enfants. Aujourd’hui, pas de temple ou de longues balades dans les rues de la ville. Nous commençons par le Kids Plaza, une sorte de cité des sciences version très ludique, sur 3 niveaux, dans des décors parfois inspirés par Gaudi. Organisation à la japonaise, c’est à dire avec beaucoup de personnel bienveillant pour encadrer le très nombreux et bruyant jeune public. Observation d’insectes, mini aquarium, bulles de savon géantes, mini supermarché avec de vraies caisses enregistreuses où Milo va faire ses courses, jeux de construction, découverte de divers instruments de musique africains (une belle cacophonie ), ateliers de dessins et d’arts plastiques,… Bref, de quoi passer une très bonne matinée pour les enfants (et un cauchemar pour les parents).

 

Osaka étant réputée comme un haut lieu de la gastronomie, nous espérons déguster à nouveau une excellente pièce de boeuf. Manque de chance, le restaurant que nous choisissons est en rupture stock en ce qui concerne le boeuf de Kobe.

Par le plus grand des hasards (tu parles), nous nous retrouvons dans le quartier de Tempōzan dans la zone portuaire de la ville, comme attirés par la grande roue qui trône sur une esplanade. C’est aussi là que se situe le Kaiyukan, l’un des plus remarquables aquariums du monde. Inauguré en 1990 , ce superbe aquarium au design contemporain nous fait découvrir la vie marine sous toutes ses formes dans la zone de la ceinture de feu du Pacifique. Les visiteurs sont amenés à monter au huitième étage pour amorcer une descente d’environ cinq cents mètres tout autour d’un bassin gigantesque de 9 mètres de haut sur 34 mètres de large pour 5.400 tonnes de volume où évoluent entre autres deux requins baleines, des mantas et des requins marteaux. Vraiment remarquable. Même si l’on préfère les admirer dans leur milieu naturel, quand c’est aussi bien réalisé, on ne peut qu’y adhérer. Tout le monde n’a pas eu ou n’aura pas la chance d’approcher ces géants des mer si placides et si majestueux. Mais rien ne remplacera l’émotion ressentie l’an dernier au large d’Exmouth. J’aimerai tant la partager avec Milo dans quelques années, s’il reste encore des requins baleines ou si mes vieilles jambes me permettent encore de palmer. Pour le moment, il est occupé à tenter de caresser le dos d’une petite raie pastenègue.

Nous passons notre dernière soirée dans un restaurant de kushikatsu, surement pas le meilleur de Shinsekai, le quartier où se trouve l’Amaterrace mais il se fait tard ( déjà 20h) et Milo n’a pas fait de sieste. Le kushikatsu ou kushiage est un plat à base de boeuf pané frit mais on y trouve toutes sortes d’ingrédients ( légumes, fruits de mer, racines de lotus,…). Pas mauvais mais un peu gras quand même. Une fois de plus, nous allons ramener quelques kilos excédentaires dans nos bagages…Mais le gastronomie est aussi est bon moyen pour découvrir la culture d’un pays. En tout cas, cela nous donne bonne conscience.

Ces deux jours à Osaka sont passés très vite et nous laissent un goût d’inachevé et de reviens-y. Nous n’avons pas eu le temps de trouver le côté traditionnel de la ville mais nous avons été fortement impressionné par l’intensité de la vie nocturne. A refaire (sans les enfants) ! Heureusement qu’il existe quelques grands parcs et de belles balades le long des différents cours d’eau pour donner à cette ville une bouffée d’oxygène dans un univers de béton et de verre.

 

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