Publié dans Nouvelle Zélande

La grande traversée

Jour 11 : nous adorons ces campings du DOC où il n’y a pas de gardien ni de réception et où tout se passe grâce à confiance que l’on vous accorde sans vous connaître. Pour le paiement, un simple registre avec les tarifs, des enveloppes pour glisser des billets et le tour est joué. Un système impensable en France. Sans parler des toilettes et des BBQ publics qui sont toujours nickels.

La salle de petit déjeuner possède une immense baie vitrée avec vue sur la plage.

 Nous suivons la route côtière vers Kaikoura et nous constatons que le séisme de novembre a laissé des traces de son passage (glissements de terrain, voie ferrée coupée, routes fissurées…).

Nous marchons jusqu’à la péninsule d’où part une belle balade au milieu de colonies d’otaries. Il est tard et nous la ferons demain. Pour le moment, c’est l’heure de la station aire de jeu. Toutes les écoles possèdent des aires de jeux incroyables et tous les visiteurs y sont les bienvenus en dehors des heures de cours.

Encore quelque chose d’impensable en France. Déjà qu’il n’y a pas d’aires de jeu, ne serait ce qu’un terrain de sport, on ne nous laisse plus rentrer dans les écoles pour chercher nos enfants. Bon d’accord, la menace terroriste n’est pas la même mais quand même. La mauvaise nouvelle, c’est tous les bateaux pour aller voir les baleines sont bookés jusqu’à la semaine prochaine…
Le soir, premier fish and chip de notre séjour néo-zélandais chez Coopers Catch.

Jour 12 :  pas de regret pour les baleines ! On se réveille sous la pluie et un épais brouillard. Tous les bateaux et les avions (notre dernier espoir) sont annulés. Sous un crachin breton ou irlandais (nous ne voulons vexer personne), nous partons sur la Peninsula Walkway à la recherche des otaries. Malgré le temps ou grâce au temps, la vue depuis la falaise est grandiose et nous ne tardons pas à voir des dizaines de paresseuses alanguies sur des roches plates comme en plein soleil.

Pas vraiment impressionné par une otarie !

Pour ne pas rentrer bredouille, il nous reste à déguster une langouste, Kaikoura signifiant repas de langoustes en maori (kai = repas, koura = langouste). Nous nous attablons au renommé The Pier, les langoustes sont bien au rendez-vous mais un peu trop cuites à notre goût. C’est qu’on serait difficile en plus !

La météo ne s’arrangeant pas, à l’unanimité générale, nous allons traquer le soleil sur la Westcoast en espérant que les prévisions soient bonnes. Une fois de plus, nous roulons sur une route magnifique en traversant la Lewis Pass, surtout  la fantastique descente vers la plaine à travers une forêt de pins et de hêtres australs. Nous ne parviendrons pas à atteindre Greymouth et nous faisons halte pour la nuit à Reefton, une petite ville aux allures de western au temps de la ruée vers l’or. Et ce n’est pas un hasard car nous sommes au cœur d’une ancienne région minière très réputée au XIXeme siècle (or, charbon et quartz ). Reefton est surtout connue???? comme étant la première ville de l’hémisphère sud à disposer d’un éclairage public électrique dès 1888 grâce à sa centrale hydroélectrique (révolutionnaire pour l’époque) alimentée par la rivière Inangahua. D’où son surnom de  » Town of Lights ».

Jour 13 : La journée commence par la visite de Bearded Mining, une vieille cabane de mineurs occupée par des barbus très locaces. ZZ top s’est reconverti en chercheurs d’or. Puis, nous suivons la power house track mais vous pourrez lire tous les détails de cette matinée dans l’article des filles, sur la piste des chercheurs d’or. Nous quittons les montagnes,  qui de toute façon ne sont jamais très loin en Nouvelle Zélande, pour arriver à Greymouth, la plus grande ville de la Westcoast.

Pose sandwich au départ de point Elizabeth track avant de flâner sur l’immense digue qui protège l’entrée du port des rouleaux qui déferlent.

Milo qui est toujours aussi passionné des autos et des motos, a choisi un pick up V8 assorti à son T shirt.

Depuis notre camping, nous avons juste une route à traverser pour quelques clichés du sunset.

Jour 14 :  aujourd’hui, nous avons rendez vous  avec Carine, Anthony  et leurs enfants Eliot et Auguste. C’est une famille de la région de Bordeaux qui comme nous voyage pendant 4 mois en Océanie. En préparant notre voyage, nous sommes tombés sur leur blog gobetheglobe.com et nous avons accroché tout de suite. Ils

 Ils descendent vers South Island et nous remontons au nord, nos routes ne pouvaient que se croiser. En attendant, nous traversons Shankitown, la reconstitution d’une ville miniere au temps de la ruée vers l’or au XIXeme siècle.

A Punakaki, nous marchons entre les fameuses Pancakes Rocks. Ici, l’érosion marine et le vent ont sculpté dans la roche des formes étonnantes.


Nous prenons la direction de Cap Foulwind et de Westport où 2 petits garçons nous attendent après la baignade.  Eh oui, ce sont bien Eliot et Auguste qui nous indiquent l’emplacement de leur camping car. Les enfants font rapidement connaissance au playground pendant que nous préparons un apéro qui se prolongera tard dans la soirée. Entre voyageurs au long cours, le courant passe très vite et nous échangeons tous nos bons plans sur les îles que nous avons faites. Nous essaierons de relever le défi du Tongariro Alpine Crossing.

Jour 15 :  le réveil est dur ce matin ! On aurait abuser un peu hier soir ?  Les filles ont du mal à quitter leurs nouveaux copains mais il est possible que nos routes se croisent à nouveau en Australie… Le monde est si petit !

Nous suivons la Buller river en direction d’Abel Tasman ( encore une route superbe) jusqu’au swing bridge qui la traverse. C’est le plus long pont suspendu de l’île du nord. La vue est spectaculaire mais il vaut mieux de pas avoir le vertige.  Le retour se fait en tyrolienne en tandem, encore un nouveau mode de transport pour Milo. Sensations fortes garanties !

La région d’Abel Tasman est un immense verger et nous traversons des plantations de kiwis, de pommiers, de pruniers, des orangers et même des oliviers. Nous installons notre camp de base à Kaitikeri en face d’une belle plage au sable orange, la caractéristique d’Abel Tasman.

Jour 16 : Nous embarquons dans le water taxi pour une découverte des côtes du parc national. On nous dépose sur la plage de Bark Bay où nous commençons une randonnée de 12 kms, un magnifique sentier à travers une forêt de hêtres australs et de fougères arborescentes rythmé par le chant des cigales. 

On pourrait se croire sur un sentier littoral en Méditerranée, d’autant plus que nous croisons une multitude de français. C’est le french track ! 

Après 3h20 d’effort,  voici  la récompense : piquer une tête dans une eau fraîche et limpide sur la plage d’Anchorage. Même Fanny s’est laissé tentée !!

Comme souvent, cette journée se termine par le passage à l’aire de jeu où Milo devient le grand spécialiste du gogo toboggan.

Jour 17 : notre seul impératif de la journée, c’est d’être vers 18h15 sur l’aérodrome de Picton pour un large survol des Malborough Sounds. On prend donc notre temps  en flânant à Nelson et le long de la Queenstown Charlotte drive, de Havelock la capitale de la moule verte jusqu’à Picton. Le ciel est dégagé, la lumière de cette fin d’après-midi éclaire les reliefs avec douceur, le pilote de Pelorus air nous attend près de son Cessna. Les conditions sont parfaites pour notre premier vol en avion de tourisme. Après quelques explications sur notre vol, nous nous installons dans le petit appareil. Milo pousse des cris de joie, lui qui lève les yeux au ciel et montre du doigt  dès qu’il entend le moindre avion ou hélicoptère. Notre plan de vol est le suivant : découverte des Marlborough Sounds et de leurs eaux d’un bleu intense jusqu’à d’Urville Island et de l’étroite French Pass, atterrissage à Port Gore et retour sur Picton. Dès que nous prenons de l’altitude, nous sommes émerveillés par la beauté des sounds que nous découvrons dans leur ensemble. Mais trêve de mots, passons aux images.

Au bout de 30 minutes d’un spectacle fantastique, Chris le pilote, me dit que nous allons bientôt atterrir dans la baie de port Gore. J’ai beau cherché de tout côté, je ne vois aucune piste d’atterrissage, uniquement des crêtes et des pointes se jetant dans la mer. Ce n’est qu’au dernier moment que nous apercevons une petite bande de pelouse à peine plus grande qu’un ticket de métro sur laquelle Chris va se poser en douceur. Très impressionnant ! Milo se dégourdit les jambes et pose fièrement près de l’avion. Nous changeons de place pour que chacun profite de la vue grandiose et nous redécollons en descente. Grand frisson garanti !

Un commentaire sur « La grande traversée »

  1. Merci pour ces magnifiques photos et les commentaires très ludiques.
    Merci de nous faire voyager.
    Gros bisous à Milo

    Laetitia de petit matin

    J'aime

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