Publié dans Sri Lanka

Sur les traces de Sigiriya et de Polonnaruwa.

Prinyantha, c’est le nom de notre chauffeur du jour. Il n’a pas de difficulté à venir nous chercher au Summit view car il est du coin et il a son mobile. Nous avons prévu quelques arrêts tout au long de la route car la région est riche en temples et puis il faut un peu dégourdir les jambes de Milo qui s’impatiente un peu après une heure de van. Depuis le début du voyage, il nous étonne quand même par sa cool attitude malgré le décalage horaire et les changements de rythme, les différents moyens de transport, les différents lieux où il dort, la chaleur. Et il commence à étoffer son vocabulaire. Il dit même « thank you« (tanku). Son comportement était un peu notre inconnue pour son premier grand voyage mais il nous épate !

Première pause dans un jardin des épices entre Matale et Nalanda. Visite très intéressante pour les filles (et pour Polo qui a droit à un massage du dos !)

20170111_132530.jpgNous ne faisons que passer devant le beau temple hindou de Sri Muthumariamman (à vos souhaits) et le site de Nalanda Gedige pour arriver en début d’après-midi à Dambulla où se trouvent les fameux temples troglodytes. Un immense Bouddha doré nous salut avec bienveillance du haut de ses  30 mètres.

Et c’est parti pour une ascension de 15 minutes au milieu de singes facétieux et un peu chapardeurs.

Tenue de rigueur avant la visite des temples : pieds nus,  pas de chapeau, épaules et genoux couverts, un petit sourire est toujours bienvenu.

L’ensemble se compose de 5 grottes, toujours très vénérées par les bouddhistes depuis plus de 2000 ans. La plus impressionnante est sans doute la deuxième avec un bouddha couché de 10 mètres de long entouré d’une cinquantaine de ses confrères dans différentes postures (non, vous avez un mauvais esprit, personne n’a parlé de Kama Sutra) et sous une voûte entièrement recouvertes de fresques datant du XVIII eme siècle.

 

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A l’origine, les parois étaient recouvertes de feuilles d’or d’où le nom de Golden Temple donné à cet ensemble.

Nous poursuivons notre route vers le Flower garden eco village qui, à l’image de tous nos hébergements, est un peu à l’écart du centre ville de Sigiriya tout en étant relativement proche de la principale attraction, le Lion Rock. Les filles sont immédiatement attirées par la grande piscine encadrée de 2 éléphants et de King Kong.

En moins de deux, elles plongent et se pendent aux défenses des pachydermes en plâtre massif, ce qui est rigoureusement interdit, bien sûr.

Le lendemain, nous partons en reconnaissance du fameux rocher du Lion.
Nous traversons un petit village constitué de vendeurs ambulants de toutes sortes : mango sticks , maïs, chapeaux, rotis, black oil cake, colliers et bracelets de pacotille… avant d’arriver au site.

 Pendant notre tour du rocher, nous faisons la rencontre étonnante d’un coréen qui débute un tour du Sri Lanka, de l’Inde et du Pakistan en vélo pendant 3 mois à raison de 100 kms par jour. Bel effort !

Nous rentrons au Flower en tuktuk et les filles prennent leur première leçon de conduite locale.

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Après ces bons moments, il est temps de faire quelques efforts physiques en grimpant les 1202 marches (là, il faut faire confiance au guide du routard, nous n’avons pas compté ) qui montent à la forteresse. Fanny est finalement ravie que Milo ne soit pas réveillé de sa sieste quotidienne. L’histoire dramatique de ce site aurait pu  inspirer les scénaristes de Game of Thrones. Au  Veme siècle, le roi Kassyapa tua son père et chassa son frère pour prendre le pouvoir. Il mit 7 ans pour construire ce palais- forteresse au sommet de ce roc monolithique rouge. Après 18 ans d’exil, le frère revint avec ses troupes pour déloger le despote parricide et donna le palais aux moines qui venaient y méditer.

Avant d’attaquer l’ascension proprement dite, nous traversons ce qui était autrefois jardins, bassins et piscines de marbre. Il existait aussi un ingénieux système de canalisations pour évacuer le trop-plein des citernes après les fortes pluies. Ce système fonctionne toujours.

Après une une première volée de marchés entre des singes malicieux et chapardeurs  (ce sont les mêmes partout) et en évitant les nids de frelons, nous parvenons au pied du rock.

Au bout d’un escalier en colimaçon, nous débouchons sous un surplomb de la roche où nous attendent depuis des siècles, flottant sur des nuages, les fameuses demoiselles de Sigiriya.

Concubines, danseuses, déesses,  ou nymphes célestes, personne ne sait exactement qui sont ces femmes magnifiques aux formes généreuses et aux traits d’une grande finesse que les siècles n’ont pas altérés. Je comprends mieux maintenant pourquoi elles ont pu séduire un certain radiologue globe trotteur. Malheureusement, vous ne les verrez pas car les photos sont interdites. Quel dommage ! Les 250 dernières marches sont les plus vertigineuses mais quel spectacle une fois arrivés au sommet. On imagine la vie et la vue que devait avoir le despote au temps  de sa splendeur.

Nous dominons un océan de verdure à perte de vue. Il ne reste que les ruines d’un fabuleux palais avec des bassins et diverses salles de réception. Si les demoiselles des fresques étaient les concubines du roi, il y a du avoir de sacrés fiesta dans ce lieu si grandiose.

Après Sigiriya, le lendemain nous continuons nos balades historiques en visitant le site de Polonnaruwa à une heure de route du Flower garden. Bâti au XII eme siècle, il est plus récent et donc mieux conservé que les temples voisins d’Anuradhatura. La végétation est omniprésente, venant par endroits reprendre possession des lieux, un peu comme dans certains temples d’Angkor. Il nous semble d’ailleurs reconnaître un peu de style khmer sur certains édifices encore que nous ne sommes pas vraiment des spécialistes.

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L’ancienne cité de Polonnaruwa s’étend sur plusieurs kms et les temples ne sont pas tous dans même état de conservation.  Heureusement, notre chauffeur nous propose un best of, ce qui est très appréciable car il fait très chaud.Ne pas manquez la visite du petit musée juste après l’entrée du site qui recèle de belles pièces archéologiques et qui, grâce à de splendides maquettes, nous montre les temples et le palais royal dans leur aspect d’origine. Impressionnant ! On imagine alors le richesse et l’importance de cette cité qui fut au XII eme siècle, l’un des plus grands centres urbains d’Asie de sud. Ici, pas de roi meutrier et tyrannique mais un roi – bâtisseur qui pendant les 33 ans de son règne eut le loisir d’assouvir ses rêves architecturaux. Le lieu est agréable et finalement peu fréquenté car encore méconnu du grand public pour notre plus grand plaisir. 

La partie culturelle  et archéologique de notre séjour dans le centre de l’île touche à sa fin. Nous rentrons à l’hôtel pour travailler.Demain, nous reprenons la route pour deux jours de plage sur la côte ouest vers Kalpithya.

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Un commentaire sur « Sur les traces de Sigiriya et de Polonnaruwa. »

  1. Merci de nous faire rêver et de partager votre voyage. Bravo à vous, vous semblez ravies. On attends la suite avec impatience.
    Bonne route
    Jean Phi

    J'aime

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