Publié dans Sri Lanka

Sur la route du pays… de Kandy.

Sans mauvais jeu de mots 😂

Donc, nous sommes sur le quai de la gare d’Heel Oya et nous attendrons notre train pour Haputale. C’est une petite gare de campagne avec une seule voie et un système de signalisation datant de l’empire britannique.

45 minutes de trajet environ pour 190 Rps en 2eme classe pour 4 (Milo ne paie pas). Pour ce prix, dont la SNCF ne se remettrait pas, nous avons droit à une place assise au milieu du couloir, entre les sacs et les chants d’un groupe d’étudiants. Heureusement que notre chauffeur fait route avec le reste de nos bagages !

Les bouts de paysages que nous apercevons de notre position alternent entre plantations de thé tapissant les collines et champs cultivés parfaitement entretenus.

Le train Ella-Haputale

A notre arrivee en gare d’Haputale, mauvaise nouvelle : tous les trains circulant le lendemain  pour Kandy sont complets, et faire 5h de train assis par terre sur nos sacs, même en 1ère classe, cela ne nous branche pas trop. Les réservations en ligne sont un peu compliquées et nous avons eu tellement de sons de cloche différents concernant la fréquentation de ce train que nous avons tenté de la jouer cool. Mais avec 8 sacs et 5 personnes, il vaut mieux anticiper. Next time !

Nous ne passerons qu’une nuit à Haputale, à Lilly Guest Inn, initialement étape de transition entre 2 trains. Nous  sommes chaleureusement accueillis par Raheem qui nous présente toute sa famille et nous offre le thé.

Ensuite, nous partons visiter le monastère bénédictin d’Adesham fondé par un écossais en 1931. D’ailleurs, la bâtisse ressemble plus à un manoir lugubre des Highlands qu’à un monastère.

Heureusement,  notre loup de Carredon est moins terrifiant que celui des Baskerville.

Rien de tel qu’une petite balade dans les plantations de thé au dessus de notre Guesthouse pour se mettre en appétit. Impossible de ne pas faire une petite parenthèse sur un certain Thomas Lipton qui installa sa première fabrique à Haputale en 1890. L’usine a changé de nom mais se visite toujours. Il fut l’inventeur, mais on s’en doutait un peu, du concept de la commercialisation du thé en sachets en privilégiant le circuit court. « Direct from the tea garden to the teapot ».

Après un délicieux curry où des rotis remplacent le riz habituel, les filles apprennent à jouer au Uno aux enfants de Raheem et nos explications en anglais n’ont pas dû être si mauvaises que ça car ils ont même gagné une partie (la chance du débutant sans doute).

Faute de train, Raheem a contacté un chauffeur pour nous emmener jusqu’à Kandy. Nous quittons cette famille adorable et accueillante pour poursuivre notre route…

Pour une fois, pas d’arrêt au (stand) temple pour la donation protectrice, le chauffeur semble être musulman. La route est belle et sinueuse, elle grimpe en serpentant jusqu’à Niwara Elyia à 1900m d’altitude, en faisant la ville la plus haute du Sri  Lanka. Grâce à son climat doux et tempéré , elle est couverte de potagers où croissent toute sorte de légumes , de riches vergers et de plaines. Ce qui nous frappe également, ce sont ces nombreuses maisons coloniales et deux golfs qui signent la présence britannique jusqu’à l´Indépendance.

Passée Nuwara Elyia, nous descendons tranquillement vers Kandy. Le thé reprend ses droits avec des plantations qui s’étendent à perte de vue sur des coteaux parfois très abrupts. Bonjour, la cueillette.

 4 heures plus tard, nous voici à Kandy, ville bruyante et polluée de 250000 habitants avec une circulation cauchemardesque aux heures de pointe. C’est aussi l’ancienne capitale du pays, une grande ville universitaire et un haut lieu du bouddhisme. Mais à cet instant, c’est surtout une ville inconnue de notre chauffeur qui en plus de ne pas être bouddhiste n’a pas de téléphone portable pour demander son chemin à Liz, la propriétaire de Summit view. Bref, nous sommes perdus, il est bientôt 15h et Milo commence sérieusement à avoir les crocs. A force de se rencarder auprès des conducteurs de tuktuk, il finit par tomber sur quelqu’un qui connaît bien l’adresse et se propose de servir de pilote à notre chauffeur dépassé. Effectivement, le Summit view est bien au sommet d’une colline et au bout d’une route qui se rétrécit au fur et à mesure qu’elle grimpe. Nous sommes certes a plus de 45 minutes du centre de Kandy mais la vue à 180° sur les montagnes et la vallée depuis le balcon de notre chambre est à tomber…

4 commentaires sur « Sur la route du pays… de Kandy. »

  1. Coucou Jade c’est Alyssia .J’espere que toi et ta famille vous vous amusez bien .Merci pour ta carte on l’a bien recu.J’espere que tu vas bien car en tout cas nous c’est le cas . On travaille beaucoup et on est fatigué.Je te fais de tres gros bisous !!!!!!!!!!!Tu nous manques
    et reviens vite!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Profite bien !!!!!! Alyssia.

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